Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience sur le site

Blues de rentrée : faut-il s’inquiéter d’un manque de motivation ?

Publié le

Quelle meilleure occasion peut-on trouver que la rentrée pour parler motivation ? Il n’y a guère que nos enfants pour manifester de l’impatience à la perspective de retrouver leur petits camarades et l’ambiance des cours de récréation… Chaque année, la rentrée questionne notre motivation au travail. Comment interpréter cet état ? Que faut-il en faire ?

 

Chaque année pour la plupart d’entre nous, il faut passer cette étape particulière, celle où il s’agit de nous « remotiver » pour retourner travailler. Il y a eu une rupture de rythme, provoqué par ce long temps de pause estival. Durant cette période, l’espace de quelques semaines, nous avons mise en place de nouvelles routines, non plus basées sur l’obligation d’aller au bureau, mais sur d’autres nécessités, celle de notre famille, de notre couple, de nos envies de loisirs ou de farniente. Et il s’avère souvent difficile de se réhabituer aux contraintes professionnelles après cela…

Nombreux sont celles et ceux qui éprouvent ce blues des vacances une fois de retour au travail. Pour certains, cet état de démotivation passera au bout de quelques jours. Pour d’autres, le questionnement peut générer une remise en cause plus profonde.

 

Une manière d’analyser cet état peut se faire par le prisme de la motivation extrinsèque ou intrinsèque.

  • La motivation extrinsèque est celle que nous allons ressentir par le bien d’un stimulus extérieur : nous pourrions être particulièrement motivé à rentrer de vacances parce qu’un nouveau poste, une augmentation ou une promotion nous attendent au bureau. A l’inverse nous pouvons être particulièrement démotivé à l’idée de la reprise, parce que retourner au bureau signifie retrouver des collègues difficiles, un chef caractériel, ou de manière plus générale une ambiance de travail délétère.
  • La motivation intrinsèque va plutôt être en lien avec nos ressorts internes. Elle va questionner le sens que nous donnons à notre travail. Celui-ci correspond-il à nos aspirations ? Est-il en ligne avec nos valeurs ? La rupture estivale vient souvent réveiller ce questionnement particulier, et c’est celui-là même qui pourra conduire à une remise en question profonde du poste que nous occupons.

Démotivation intrinsèque ou extrinsèque à la rentrée, que faut-il faire de cet état ?

 

Il n’y a évidemment pas qu’une seule réponse. Tout va dépendre de son intensité, et de ses causes. Une bonne manière de s’auto-diagnostiquer peut être de réaliser une balance entre contribution et rétribution.

  • De quelles manières je contribue à l’activité de l’entreprise qui m’embauche, et quel sont les bénéfices que j’en retire ? Un état de démotivation s’installera lorsque nous avons l’impression de donner plus que ce que nous recevons en retour. Cette appréciation est subjective et propre à chacun. Elle fait intervenir de multiples facteurs, que ce soit du côté de notre contribution ou de notre rétribution. Nous contribuons de multiples manières au bureau : nous apportons notre compétence, notre capacité à créer du lien, notre personnalité, notre créativité, notre bonne humeur…
  • Et nous sommes en retour rétribués de multiples manières également !
    Il y a bien sûr le salaire, mais celui-ci représente en réalité une partie seulement de ce qui nous rétribue par le travail. Les leviers à l’origine de notre motivation au travail vont bien au-delà de la question financière, et varient considérablement selon les individus : un travail pourra être motivant parce que l’ambiance y est excellente, qu’il n’est pas loin de notre domicile, qu’il nous permet d’aménager nos horaires, qu’il est utile à notre carrière et source d’évolution, que nous nous y sentons reconnus et traités avec équité, que notre job nous stimule intellectuellement, que la stratégie de l’entreprise nous paraît claire et cohérente…

Nous ne sommes donc pas tous les mêmes face à la motivation. Ce qui motivera l’un ne fonctionnera pas pour un autre.

Cette multiplicité des facteurs de contribution et de rétribution influencent donc notre motivation avec une grande variabilité selon chacun. C’est une des raisons qui rendent le management subtil ! Un manager efficace à motiver ses équipes aura ainsi la capacité à décrypter chez chacun de ses collaborateurs ses propres leviers motivationnels.

 

Alors comment interpréter ce blues de la rentrée et quand faut-il s’inquiéter ? Il faudra distinguer l’état passager lié à un changement de rythme, d’un état plus intense révélateur d’un questionnement plus profond.

Deux indices peuvent nous mettre sur la voie : d’une part la durée de l’état de démotivation, d’autre part les signes corporels qui y sont associés.

  • Concernant la durée : si cet état ne passe pas après quelques jours de reprises mais qu’il s’installe et pose comme un voile gris et permanent sur le quotidien professionnel, il y aura matière à s’interroger.
  • Il faudra également envisager prêter attention à un état de démotivation professionnel si des symptômes corporels apparaissent (maux de tête, de ventre, troubles du sommeil, troubles alimentaires, réactions cutanées, etc.). Notre corps est un allié précieux quand il s’agit de décrypter les maux de l’âme.

 

Dans tous les cas, en cette période de rentrée, l’aide d’un coach professionnel pourra s’avérer utile pour un « check-up » motivationnel. Car comme nous l’avons vu, si certains états de démotivation ne sont que la conséquence d’une rupture entre rythme de vacances et rythme professionnel, d’autres états de démotivation révéleront à un mal-être plus profond, qu’il est préférable de ne pas remettre sous le tapis jusqu’aux prochaines vacances !