Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience sur le site

5 raisons pour ne surtout pas faire appel à des coachs !

Publié le

 

Le pitch : vous êtes en vacances, ou vous êtes à une soirée copains, un verre à la main, détendu(e), prêt(e) à lier connaissance avec votre prochain. Qui justement, vous demande :

« Et toi, tu fais quoi dans la vie ?
– Je suis coach (sourire, entrer en relation, tout ça)
– Ah, euh, coach sportif ? (Regard perplexe, vous n’avez visiblement pas le physique de l’emploi)
– Non, coach pour les managers, les équipes, les entreprises… »

Ce qui est bien, avec le verre à la main, et loin du contexte professionnel, c’est que la discussion devient alors beaucoup plus libre et spontanée qu’un rendez-vous commercial formaté. Et ô surprise, on apprend plein de choses sur la manière dont notre métier peut être perçu… réellement ! (1)

 

  1. Le coaching ça ne change rien, les mauvais managers restent mauvais ou finissent par quitter la boîte de toute façon.

Aïe. Ça pique, parce que du premier coup notre interlocuteur met le doigt sur LA difficulté que connaissent tous les coachs : lorsqu’on nous appelle, c’est que la situation est déjà plus que critique.

Désigner un « mauvais » manager à corriger est malheureusement plus facile que de reconnaître que l’adéquation du candidat avec les compétences attendues /la culture de l’entreprise n’a pas vraiment été évaluée au moment de sa nomination, voire que des avis divergents n’ont pas été pris en compte.

Nos réponses :

  • Renforcer les prérogatives de la fonction RH et ses processus souvent ignorés en période de croissance ou de crise,
  • Généraliser les coachings à la prise de poste.

 

  1. Des consultants en costard ou des bonnes femmes gentiment perchées qui viennent nous expliquer la vie, merci mais non merci…

Loi élémentaire de la nature humaine : personne n’aime s’entendre dire ce qu’il devrait faire, ou ce qu’il aurait dû faire, surtout après avoir sacrifié beaucoup de son temps, de son énergie, voire de sa vie pour en arriver là. Faire appel à un coach est encore associé plus ou moins consciemment à un échec ou une marque de faiblesse. Le coach n’est pas perçu comme légitime pour donner des conseils sur la manière de gérer une boîte ou des équipes.

Nos réponses :

  • Nos intervenants sont certes coachs, consultants, formateurs, issus de tous horizons (experts / managers). Ils se positionnent avant tout comme des transmetteurs, aussi loin que possible des débats d’ego !
  • Nous apportons à chaque client l’expérience de tous les autres, nous repérons les schémas, les problématiques, et les solutions qui ont pu marcher ailleurs. Et dans une grande majorité des cas notre rôle consiste à faire émerger les solutions les plus compatibles avec le contexte et la culture de l’entreprise, en évitant soigneusement les postures de donneurs de leçons…

 

  1. Ils coûtent une fortune et une fois qu’on a mis le doigt dedans, compliqué de s’en débarrasser, il faut toujours refaire des formations ou des séminaires, ou prolonger le coaching…

Modifier des comportements individuels ou collectifs de manière durable est un processus qui réunit tous les éléments de l’équation malheureuse : subjectivité de résultats difficiles ou impossibles à mesurer, coût perçu comme élevé, le tout avec un horizon temporel souvent mal calibré.

Nos réponses :

  • Une transformation prend minimum 2 ans, et souvent plus.
  • Un gros programme d’accompagnement pour une centaine de managers stratégiques = le coût chargé d’un salaire de manager stratégique = le coût du chèque de départ. Vaut-il mieux investir l’équivalent d’un salaire annuel pour garder les bons après une réorganisation cruciale ? Ou laisser faire, et négocier sous la pression des départs coûteux ?

 

  1. Je préfère que mes collaborateurs bossent plutôt qu’ils passent du temps à se plaindre à un coach qui va leur retourner la tête.

« Offrir » du coaching individuel à ses collaborateurs serait comme faire entrer le loup dans la bergerie ; comme chez le psy, on en sortirait plus mal qu’avant. Et en plus ça consomme du temps de travail, et ça coûte cher. Ce type d’objection relève souvent d’un fantasme du dirigeant (compréhensible) que nous appelons « pas une tête qui dépasse », qui peut aussi s’exprimer sous la forme « pas de conflits ou de gens malheureux dans mes équipes ».

Nos réponses :

  • Le coaching n’est pas une thérapie, les objectifs opérationnels sont cadrés au démarrage, et les sujets abordés sont concrets.
  • Et attention à la conséquence du fantasme : des clones obéissants, et un risque plus élevé d’angles morts…

 

  1. On n’est pas sur la même planète, quand je lis ou j’entends leur jargon sur la bienveillance et le bonheur au boulot… j’ai une boîte à faire tourner, moi.

Avec l’explosion des écoles de coaching ces 15 dernières années, il y a probablement plus de coachs sur le marché que de demande réelle. Certes la professionnalisation s’améliore mais ce processus prend du temps. Beaucoup de coachs sont confrontés au quotidien à la difficulté de jongler entre posture basse de coach et posture haute de commercial pour vendre leurs prestations.

Beaucoup de coachs et/ou formateurs en manque de clients appliquent eux-mêmes les recettes fournies … par des consultants ayant flairé le filon : pour être visible dans la masse, il faut se spécialiser sur un outil facile à retenir et/ou publier beaucoup de contenu « inspirant » sur les réseaux sociaux.

Nos réponses :

  • Il n’y a pas de recette miracle ni d’outil magique. C’est votre entreprise et vos équipes qui nous intéressent ! On visite vos usines, on assiste à vos réunions et on discute avec tout le monde à votre machine à café. On travaille avec des grands groupes, des associations, des start-up, des PME… Chacun a son histoire et sa culture.
  • La clé des relations de confiance tissées au fil des années avec chacun, c’est notre envie de les comprendre pour aller plus vite aux leviers d’amélioration – pas de vendre un outil ou une approche à tout prix.

 

 

(1) Marche aussi merveilleusement bien pour de nombreux autres corps de métiers : RH, profs, banquiers, assureurs, garagistes, plombiers, serruriers, huissiers, psychologues…

 

Marie-Noëlle Borel
mn.borel@groupeh2h.com